Une histoire de secondes…... |
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Le contre-la-montre par équipes de Nice, qui faisait office de 4e étape ce mardi, n'aura pas eu de grosses conséquences pour les grands leaders du Tour de France. Si l'on retiendra la victoire de la formation australienne Orica GreenEdge et la prise de pouvoir de Gerrans, lauréat la veille à Calvi, les écarts entre les favoris sont très minces, à l'image des six petites secondes perdues par Contador sur Froome.
Ce n'est pas à Nice que le 100e Tour de France se sera joué. On se doutait que la Promenade des Anglais, proposée dans les deux sens aux coureurs lors de ce contre-la-montre par équipes de 25 kilomètres, n'était pas un terrain propice aux gros écarts, mais peut-être pas à ce point. Les trois étapes en Corse n'avaient mis à mal aucun des favoris de la course, le premier des trois chronos au menu du peloton non plus. Le mieux classé d'entre eux, Christopher Froome, 3e avec l'équipe Sky, n'aura pas relégué un seul de ses principaux rivaux à plus de 30 secondes.
Le Britannique, désigné comme le probable successeur de Bradley Wiggins, espérait sans doute profiter davantage de cette étape toujours particulière. Car en plus de ne pas avoir pu creuser des écarts conséquents, l'équipe britannique a mis trois secondes de plus que la formation Orica GreenEdge pour boucler le parcours, et une de plus que les Omega Pharma-Quick Step de Sylvain Chavanel, battus pour 75 centièmes de seconde.
Un peu moins bien pour Evans
Parmi les grands gagnants du jour, Alberto Contador figure au premier rang. Bien remis de sa grosse gamelle de samedi, l'Espagnol n'a perdu que six secondes sur les Sky de Froome et Porte. Il sera donc, sauf incidents d'ici les Pyrénées, à hauteur des ses deux rivaux au général avant d'attaquer les premiers cols samedi prochain. Les autres gros outsiders ne peuvent pas être déçus de leur journée. Jürgen Van den Broeck (+14''), Alejandro Valverde (+16''), Cadel Evans et Tejay Van Garderen (+23''), Joaquim Rodriguez (+25'') et Andy Schleck (+26'') ont tous limité la casse. Même si l'équipe BMC d'Evans, neuvième, s'attendait davantage à titiller les plus grosses machines.
Au rayon des Français qui visent le général, Thibaut Pinot, relégué avec la FDJ à 42 secondes des vainqueurs du jour, s'en est bien sorti. Mieux que Jean-Christophe Péraud (AG2R-La Mondiale) et Pierre Rolland (Europcar) classés dans le fond du classement, à plus d'une minute des vainqueurs. Simon Gerrans, qui manie bien la langue de Molière pour avoir fait ses débuts professionnels chez AG2R puis au Crédit Agricole, est lui le plus heureux du peloton actuellement. Au lendemain de sa victoire au sprint à Calvi, l'Australien a profité du succès de son équipe à Nice pour chiper le maillot jaune à Jan Bakelants. Il pourrait bien le garder jusqu'à la veille du week-end.
Newsweb