Ligue 1 - Nice-Rennes: déclarations... |
Claude Puel (entraîneur de Nice): "Un match très difficile face à une équipe qui a beaucoup allongé le jeu et qui a disputé les deuxièmes ballons. Elle a effectué un gros pressing et a joué le contre. Il fallait donc être patient dans notre construction, notamment en première mi-temps. Nous sommes repartis avec de meilleures intentions ensuite et les circonstances nous ont facilité la tâche. Il fallait assurer nos arrières, les faire courir... C'est une bonne chose d'avoir pris ces trois points, même si j'aurais préféré que nous corsions un peu l'addition. Septième ? Ça ne veut pas dire grand-chose... Nous sommes en plein dans une succession de matches compliqués. Il faut rester costaud et vigilant. Les cartons rouges ? Dès l'entame, j'ai trouvé que certains tacles et duels sur Dario (Cvitanich) étaient rudes. Il y a eu pas mal de fautes et le plus important était de ne pas s'affoler."
Didier Digard (capitaine de Nice): "Vous pouvez estimer que l'expulsion et le penalty constituent le tournant du match dans la mesure où il y a but. Pour moi, le tournant est de ne pas avoir pris de but sur contre. Nous avons eu la lucidité de ne pas partir à l'abordage devant les Rennais. Cela n'a sûrement pas été un match plaisant à voir. Mais nous avons été forts au plan mental. Notre équipe joue au ballon, nous devons nous attendre à des adversaires qui nous laissent faire le jeu. Il faut progresser pour trouver des solutions à ce type d'opposition. Sur les expulsions des deux Rennais, je n'ai pas bien vu la première. Sur la seconde, c'est l'éternel débat sur la double peine du carton rouge et du penalty. Eric (Bauthéac) est bien placé dans la surface à la réception d'un centre. Qu'il reprenne le ballon ou pas, il est poussé dans le dos, donc il y a faute." Eric Bauthéac (attaquant de Nice): "Je suis à la réception d'un centre. Je saute. Je ne sais pas si j'aurais pu reprendre le ballon. Mais je sens dans le dos une main qui me déséquilibre. Si le coach rennais pense que j'ai fait un "saut de l'ange", tant pis pour lui. Les images prouveront que ce n'est pas du tout le cas".
Frédéric Antonetti (entraîneur de Rennes): "On faisait un match solide sans vraiment déstabiliser Nice et sans être non plus déstabilisé. Nous arrivions quand même plus vite dans leurs 18. Puis, il y a eu des faits de jeu. J'ai regardé les images dans le car de régie avant d'aller en parler à l'arbitre de la rencontre M. Rainville. Le premier carton jaune n'y est pas, c'est de la tricherie. Le deuxième, peut-être. Mais cela ne fait donc pas d' expulsion. Puis, il y a le saut de l'ange de Bauthéac. L'arbitre s'est fait abuser, les images parlent d'elles même. Il n'y a pas mort d'homme, c'est vrai. Mais ce sont des faits graves pour le résultat. Ce soir, les tricheurs ont gagné". Benoît Costil (gardien de but de Rennes): "Un match assez serré, nous avons eu quelques situations dans le jeu et Nice sur des coups de pied arrêtés. Mais à dix, c'est devenu compliqué. A neuf, c'était injouable. Le scénario de Paris ne peut pas se reproduire à l'infini. Ce n'est pas mon rôle de juger les arbitres. Mais il y a des décisions difficiles à avaler qui tuent un match. On espère prendre des points devant Valenciennes".