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Dans les Alpes-Maritimes, une demeure spectaculaire recouverte de 200 « tatouages » peints par Jean Cocteau... |
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La villa Santo Sospir est l’une des demeures les plus iconiques de Saint-Jean-Cap-Ferrat (Alpes-Maritimes). Elle se distingue par sa décoration signée Madeleine Castaing et ses fresques réalisées par Jean Cocteau. La restauration de la villa, lancée en 2018, vient de se terminer.
C’est l’une des maisons les plus exceptionnelles de Saint-Jean-Cap-Ferrat (Alpes-Maritimes). La villa Santo Sospir était fermée depuis 2018 en raison de travaux de restauration. Ces derniers viennent de s’achever. La demeure ne va toutefois pas rouvrir ses portes au grand public, comme l’explique France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur mercredi 30 septembre 2026.
Quand l’ennui se transforme en chef-d’œuvre
La villa Santo Sospir a été achetée par l’homme d’affaires Alec Weisweiller pour sa femme Francine Weisweiller en 1946, raconte Le Figaro . Son nom vient de l’ancien nom du cap Ferrat, cap Santo Sospiro, au bout duquel se trouve la villa. La transformation des lieux est d’abord le fruit du travail de la créatrice Madeleine Castaing, qui a complètement transformé les intérieurs de la maison. Francine Weisweiller a ensuite fait la rencontre de l’artiste Jean Cocteau.
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L’homme est venu passer ses vacances à la villa en mai 1950. Pour tromper l’ennui, Francine Weisweiller l’a autorisé à peindre les murs de la maison. En résulte une œuvre comprenant 200 « tatouages » réalisés à main levée au fusain, librement inspirés de la mythologie grecque. « Parfois, il ne bougeait même pas les meubles et dessinait directement sur les objets », raconte le site de la villa. Jean Cocteau a aussi décoré les plafonds et créé deux mosaïques pour le patio en 1951. Il a également ajouté une tapisserie en 1953.
Huit années de restauration
Après une brouille, Jean Cocteau n’est plus revenu dans la villa Santo Sospir à partir de 1961. Francine Weisweiller, elle, a continué à y vivre jusqu’à sa mort en 2003. Sa fille a ensuite vendu la maison, dont l’état se dégradait. Marina Melia, la nouvelle propriétaire, s’est alors lancée avec son fils Ilia dans une longue opération de restauration.
De nombreux artisans experts se sont relayés à partir de 2018 pour restaurer les fresques, mais aussi redécorer la maison, réaménager les jardins et rénover le bâti. « On a consolidé les fondations, fait l’étanchéité et le drainage autour de la maison. Le garde-corps a été refait à l’identique, tout comme la façade… Tout a été reconstruit », a expliqué Ilia Melia à France 3. La maison et ses fresques restent cependant dans un état fragile. La villa n’est ainsi ouverte qu’aux visiteurs spécialisés et aux écoles.